La dysgraphie est un trouble du développement gênant toute activité ayant lieu avec un crayon : dessin, écriture … Même en tenant très bien son stylo, l’enfant est incapable de coordonner ses gestes afin de reproduire un tracé acceptable. C’est un trouble à mi-chemin entre la dyspraxie (problème de gestion de l’espace) et la dyslexie (difficulté à transformer le son en lettres).

En savoir plus à propos des symptômes de la dyspraxie

A quoi est due la dysgraphie qui gêne l’écriture ?

Ce trouble peut avoir des causes physiques : une maladie qui nuit au développement des muscles de la main, du bras (par exemple, Parkinson). Mais la plupart du temps, ce handicap est indépendant. Il peut avoir des causes :

  • psychologiques : un choc traumatique (décès d’un proche, divorce …), un manque de confiance en soi exacerbé
  • environnementales : une surconsommation des écrans à la maison (baisse des activités manuelles), un enseignement tiré vers le bas (textes à trous, faible utilisation du crayon en classe au profit de textes « tout faits »)
  • oculaires : un trouble visuel qui empêcherait la bonne communication entre le cerveau et la main
  • psychomotrices : difficulté à se situer dans l’espace (voir dyspraxie visuo-spatiale), à coordonner des gestes fins et précis

 

Comment reconnaître la dysgraphie

Voici quelques symptômes qui vous aideront à repérer, entre 7 et 9 ans, un éventuelle dysgraphie :

  • Une écriture quasi illisible, bien qu’il fasse de réels efforts, et s’applique
  • Un temps pour écrire extrêmement long, alors qu’il est bien concentré
  • Des mots en désordre
  • Des cahiers sales et brouillons

Si l’écriture n’est pas du tout devenue une activité automatique, mais requiert de réels efforts, il y a alors lieu de s’interroger, sur non  pas les capacités intellectuelles de votre enfant, mais plutôt sur sa capacité à coordonner ses gestes.

Les différentes formes de dysgraphie :

  • Raide : l’enfant est complètement crispé et tendu sur son crayon
  • Molle : l’écriture donne une impression totalement négligée
  • Impulsive : l’écriture est saccadée, les lettres sont tracées par à-coups
  • Maladroite : l’enfant repasse sur ses lettres pour essayer de les améliorer, l’écriture est décousue

La « pire » des dysgraphies reste la « lente et précise » : l’enfant aura une très belle écriture ! Mais il y passera un temps infini. Comment distinguer un handicap d’une extrême méticulosité ?

A nouveau, on constate que la dysgraphie touche beaucoup les enfants précoces, qui se sentent enfermés dans une activité qui ne va pas assez vite à leur goût.

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