dyspraxie numéro 1 scolaritéL’action de parler implique une coordination de mouvements de plusieurs organes telles la langue, les lèvres, et les cordes vocales. Le cerveau est préprogrammé à cette action, et l’on ne se rend plus compte de cet effort tant il est quasiment automatique.Mais cet automatisme est mis à mal quand il concerne un enfant atteint de dyspraxie verbale.

En savoir plus à propos de la dyspraxie orofaciale

Reconnaître et traiter la dyspraxie verbale

Un diagnostic précis doit être fait afin de reconnaître une dyspraxie verbale. celui-ci montrera :
– Des incorrections dans la prononciation et l’articulation des sons ;
–Une incapacité à reproduire un son à la demande ;
–Une cassure dans la prononciation des syllabes et des mots ;
–L’intonation est souvent inadaptée.

L’orthophoniste est le spécialiste adéquat qui va communiquer avec l’enfant de toutes les façons possibles. Il saura adapter son action au cas présenté avec, par exemple, la répétition volontaire de syllabes qui permettra d’améliorer les programmations neuromotrices. Lorsque les soins seront bien avancés, l’orthophoniste sera à même de poser un pronostic dyspraxie verbale selon le cas rencontré.

Le pronostic de la dyspraxie verbale

La prévision de l’évolution de l’enfant est tributaire de nombreux facteurs :
–la motivation et l’attention de l’enfant ;
–Sa capacité de compréhension ;
–La fréquence du suivi chez l’orthophoniste ;
–Le travail soutenu à la maison et à l’école ;

C’est un travail de longue haleine et des séances, courtes, mais répétées, sont préconisées pour un meilleur résultat. Évidemment, plus l’enfant est atteint sévèrement, plus lents seront les progrès.
Mais ce qui reste encourageant, c’est que les bonnes approches et les bonnes conditions de pratiques feront forcément un pronostic évolutif positif.

L’espoir d’une vie normale

De nombreux témoignages ont montré que les soins prodigués à un enfant atteint de dyspraxie verbale sont, au fil du temps, plus bénéfiques. Au fur et à mesure que l’enfant comprend son état, il veut s’améliorer. Plus l’enfant grandit, mieux il comprend l’utilité des exercices. Il comprend aussi ce que signifie « dyspraxie verbale » et il a à cœur de progresser. Et aussi de se faire aider. Cette maturation neurologique fait que toutes les conditions sont alors réunies pour progresser plus rapidement. La dyspraxie verbale est donc un mal qui, s’il est pris en charge par des spécialistes aguerris comme les orthophonistes, mais aussi les ergothérapeutes et les psychomotriciens, peut être, sinon soigné totalement, ou du moins amoindri significativement, de façon à ce que l’enfant vive une vie quasiment identique à tous ces camarades. Et même si, à l’âge adulte, des défauts de prononciation peuvent perdurer, si les conditions de stress ou de fatigue font ressurgir quelques difficultés, cela ne pourra pas empêcher une vie normale.

Pour en savoir plus : Le réseau de l’AP-HP sur les troubles de l’apprentissage

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