diagnostic dyspraxique numéro 1 scolaritéC’est un handicap invisible moteur, elle concerne un trouble de la réalisation de gestes en séquence. Pour réaliser certaines actions, vous devez produire une série de gestes planifiés. On peut prendre l’exemple du gâteau, où les étapes de la recette sont une suite de gestes. Dans la vie quotidienne plus pragmatique, il peut s’agir par exemple de  se laver les dents, tâche anodine pour un non dyspraxique mais compliquée pour une enfant souffrant de dyspraxie non constructive : prendre sa brosse, y étaler le dentifrice, se frotter les dents, se rincer la bouche, rincer la brosse, s’essuyer la bouche.

La dyspraxie peut être de différents ordres, que vous pouvez retrouvez dans la rubrique symptômes.

En savoir plus à propos des symptômes de la dyspraxie

Quelles sont les causes de la dyspraxie non constructive ?

On est en plein dans le vif du sujet de la dyspraxie : c’est la coordination des gestes qui est affectée. Ici, c’est la suite logique des mouvements qui n’est pas cohérente et évidente pour le dyspraxique. Les causes sont neurologiques, mais pas encore clairement établies. Ce handicap étant invisible, et ne mettant pas en danger la vie des personnes en souffrant, il est difficile de leur allouer des budgets de recherche conséquents, même si le quotidien des personnes atteintes est compliqué.

Les causes trouveraient leur origine :

  • dans l’hérédité, avec une part de responsabilité du patrimoine génétique des parents
  • dans une souffrance liée à la naissance (manque d’oxygène)
  • dans des perturbations in utero liées aux pesticides et perturbateurs endocriniens
  • dans une trop grande prématurité affectant le développement classique

Comment reconnaître la dyspraxie non constructive ?

Il y a des professionnels à contacter si vous sentez que votre enfant a des difficultés plus grandes que les autres à aligner ses gestes de façon cohérente. Quelques signes qui peuvent vous alerter :

  • Mettre ses chaussures sans enlever ses chaussons ? Un oubli qui amusera l’enfant distrait quand on lui montrera, mais une incompréhension totale pour l’enfant dyspraxique ;
  • Grande difficulté dès la maternelle pour utiliser des outils de son âge : petits ciseaux, colle. Il faut d’abord mettre l’image à l’envers, puis y mettre de la colle, la retourner et enfin la poser sur la feuille : pas d’évidence dans la suite des mouvements, même après plusieurs explications ? A surveiller ;
  • Une lenteur dans la réalisation de gestes simples ou une concentration extrême sur des activités du quotidien.

La difficulté réside dans le fait que les enfants dyspraxiques sont la plupart du temps très futés, et qu’ils trouveront mille et une manières de cacher leur difficulté en la contournant. Ils vous assureront que les baskets à scratch sont nettement plus à la mode que celles à lacets, par exemple. Il est donc du devoir des parents et des professionnels de l’enseignement et de la santé de prendre le temps d’observer nos chères têtes blondes. Plus vite on les détectera, mieux on pourra les aider.

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