adolescent dyspraxie numéro 1 scolaritéLa dyspraxie est un véritable handicap pour un enfant de primaire. L’élève dyspraxique est souvent moqué par ses camarades de classe parce que la dyspraxie est encore méconnue. Elle peut être la cause, quand le diagnostic est trop tardif, de souffrances psychologiques irréversibles, entraînant alors une perte de confiance très importante chez l’élève de primaire. Si l’on n’y porte pas l’attention nécessaire, les conséquences sont potentiellement lourdes, et ce sera ensuite durant toute sa vie que l’enfant aura à porter le poids de sa maladresse sans qu’il n’en connaisse jamais la cause réelle.
La peur du regard de l’autre est particulièrement prégnante à l’âge où paradoxalement, les symptômes de la dyspraxie passent le plus inaperçus. A ce stade de la vie de l’enfant, son handicap passera pour un faible niveau attentionnel, quand les mots de l’entourage ne seront pas plus durs: « tu es stupide, fais donc attention! ». Il est de coutume de nommer la dyspraxie comme le trouble de l’enfant maladroit, car c’est en effet le premier des signes cliniques à apparaitre durant cette période de la scolarité à l’école primaire. C’est pourquoi il faut dès le plus jeune âge faire montre de bienveillance pour ne pas dévaloriser un élève.

En savoir plus à propos de la dyspraxie et de la scolarité

Repérer les troubles dyspraxiques pour mettre en place des solutions de contournement personnalisées à l’école primaire

Il est tout à fait possible d’aider l’enfant dès les débuts de la période de scolarisation. Pour cela, il est nécessaire que le trouble soit correctement identifié. Si l’on sait désormais que l’on ne guérit jamais d’une dyspraxie, on a cependant finalement compris les mécanismes mis en place progressivement et inconsciemment par les dyspraxiques. Ces mécanismes permettent en fait non de corriger mais de contourner les difficultés induites par ce handicap. Aussi, ce trouble de la coordination et des automatismes ne s’exprimera jamais de la même manière chez deux individus, d’où la nécessaire individualisation de la démarche.

Ainsi, pour certains enfants, il sera nécessaire de pallier une mauvaise graphie, due à des difficultés de motricité fine, rendant difficile la lecture des lettres tracées, notamment liées. Un second enfant, pourtant atteint du même handicap, présentera lui plutôt des difficultés à manier les objets en général, voire à mouvoir ses membres en les coordonnant.
Le plus important, c’est d’abord de repérer les difficultés de chaque élève à l’école primaire. C’est en identifiant précisément les situations difficiles, celles qui représentent pour ces enfants un réel problème, ou les activités rendues impossibles à mener par l’enfant, que pourra être préparé un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP ou PPS).
L’objectif ne sera pas de stigmatiser, ni d’écarter, mais au contraire de rendre l’élève indépendant et pleinement intégré à la classe  avec ses camarades. Pour cela, l’équipe éducative réfléchira à des moyens personnalisés qui seront appropriés à l’enfant qui les utilisera même par la suite en toute autonomie, afin de contourner, voire même dépasser ses difficultés.

Une éducation personnalisée pour l’apprentissage de tous

Si par exemple, un enfant présente des troubles de la graphie, devrait-il être condamné à ne jamais être corrigé ou lu ? Qu’il soit question de dyspraxie, de handicap, ou de mixité sociale, l’école évolue. Il n’est bien sûr plus question, de nos jours, d’évaluations sur des critères uniques. Ainsi, dans le cadre d’un Plan Accompagnement Personnalisé, que l’on a évoqué ci-dessus, il est tout à fait envisageable de proposer en premier lieu à l’enfant d’autres supports qui lui permettront de poser autrement sa pensée sous forme écrite. Le plan d’accompagnement personnalisé est un dispositif d’accompagnement pédagogique qui s’adresse aux élèves du premier comme du second degré qui connaissent des difficultés scolaires durables ayant pour origine un ou plusieurs troubles des apprentissages et pour lesquels des aménagements et adaptations de nature pédagogique sont nécessaires, afin qu’ils puissent poursuivre leur parcours scolaire dans les meilleures conditions, en référence aux objectifs du cycle.

Car s’il écrit avec difficulté, c’est aussi qu’il a une quantité étonnante de choses à exprimer simultanément, des propos par ailleurs souvent cohérents et pertinents. C’est même souvent ce décalage entre la difficulté perçue par l’enseignant lors de l’écriture et la qualité du contenu qui tient lieu d’alerte et permet souvent un premier diagnostic. Ce dernier étant posé, c’est ensuite toute une équipe pluridisciplinaire qui se réunira. Cette équipe est composée des enseignants, d’orthophonistes, orthoptistes, ergothérapeutes, et associe en outre les parents. Le but de ce plan d’aide est de pallier la difficulté due au trouble, mais aussi d’apprendre à connaître cet handicap pour ensuite arriver au niveau de l’enseignement secondaire, savoir s’adapter en toute autonomie, sans besoin extérieur.

N’oublions pas que certes si l’on ne guérit pas de la dyspraxie, une fois devenu  adulte,  votre enfant aura acquis par l’expérience le moyen de réduire les conséquences négatives de sa dyspraxie.

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