cours pour dyspraxiqueD’après le neuropsychiatre français Julian de Ajuriaguerra,  » Est dysgraphique un enfant chez qui la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique ou intellectuel n’explique cette déficience. ». En soi, elle dénote une altération de la calligraphie cursive, au niveau du mouvement mécanique de la main. Elle fait donc partie de la dyspraxie. Une fois le diagnostic posé, un apprentissage précis est préconisé, au moyen d’outils spécifiques.

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Les exercices pour la dysgraphie

Ces applications tentent de régulariser, de manière ludique, la psychomotricité de la main et du corps entier :

  • la relaxation pour détendre les muscles, fort sollicités et malmenés sous dysgraphie ;
  • la rectification de la posture corporelle, qui améliore le tracé graphique ;
  • des jeux de motricité, pour améliorer le maniement des objets et le dénouement musculaire ;
  • des activités de prégraphie, comme la manipulation de la plasticine, faisant travailler les 36 muscles présents et admettant la coordination entre la main et l’œil  ;
  • d’autres épreuves dites de scryptographie, en réalisant des formes, des lignes continues, des traits distincts, pour appréhender le mouvement manuel ;
  • de la calligraphie, pour corriger les caractères cursifs, au travers de supports ou d’instruments, apprenant les différentes tailles des lettres et l’écriture rythmée ou aveugle.

Les outils pour la dysgraphie

Ils seront adaptés selon les difficultés propres d’un enfant dysgraphique. D’où l’importance de bien déterminer le diagnostic en amont avec des spécialistes. Les plus communs sont :

  • des crayons de couleur triangulaires de type guide-doigts, pour une meilleure adhérence ;
  • des manchons à stylo triangulaires, permettant à l’enfant de correctement positionner ses doigts sur l’objet ;
  • de la pâte à malaxer thermosensible, qui change de couleur suivant la température de la paume. Elle augmente la force et l’agilité manuelle ;
  • un chevalet vertical, développant la conscience de soi et la perception de l’espace. Cet outil accroît l’expression linguistique et stimule le système cognitif ;
  • des supports écrits, sous forme de cahier ou de tablette, reprenant des tracés géométriques, sur lesquels l’enfant suit celui-ci avec la pointe du stylo. Les cahiers à lignage simplifié sont fortement conseillés pour faciliter l’apprentissage ;
  • des cahiers d’exercices recouvrant des configurations géométriques pour l’initiation des lettres cursives.
  • Écrire avec le doigt dans un bac à sable pour renforcer la mémorisation ;
  • une réglette pense-bête des lettres cursives, pour se remémorer la gestuelle.
Il existe des sites en ligne, offrant des activités ajustés pour la dysgraphie, par âge et par niveau scolaire. Ils permettent aux parents de suivre son évolution, en dehors des séances ergographiques.
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