La dyspraxie idéatoire concerne un trouble moteur de la gestuelle. C’est une incapacité à réaliser des gestes simples de la vie quotidienne avec un objet : craquer une allumette, se servir d’un fer à repasser, planter un clou, ou même simplement utiliser un couteau et une fourchette.

C’est  une difficulté à coordonner l’ensemble des gestes qui amène à une réalisation précise :

  • parce que le repère spatial est dégradé
  • parce que l’ordre logique et cohérent est affaibli

La différence avec la dyspraxie idéomotrice est que dans cette dernière, la difficulté réside quand il n’y a pas d’objet (difficulté à dire « au revoir » de la main par exemple).

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A quoi est due la dyspraxie idéatoire ?

C’est le centre de traitement des données dans le cerveau qui est en cause. Un trouble du développement gêne la bonne communication entre le cerveau et la main, empêchant la planification du geste. Les personnes non atteintes de dyspraxie ne pensent plus à leurs gestes, qu’on pourrait penser quasi innés. Et pourtant, pour les dyspraxiques, tout prend des proportions inouïes, et engendre une grande fatigue quant à l’exécution de la tâche (concentration extrême).

Les causes de ce problème neurologique peuvent être :

  • Développementales : l’évolution de l’enfant connaît des difficultés « naturellement » ;
  • Traumatiques : chez un enfant, on peut penser à un choc psychologique (décès, divorce, enlèvement…) ; chez un adulte, un AVC ou un traumatisme crânien peuvent déclencher ce type de conséquences ;
  • De santé : une tumeur au cerveau, une maladie dégénérative, une infection

Chez un adulte qui a perdu des capacités qu’il avait précédemment, on parle plutôt d’apraxie.

Comment reconnaître la dyspraxie idéatoire ?

La dyspraxie idéatoire est difficile à repérer pour plusieurs raisons :

  • Elle se confond avec une grande maladresse, puisque l’outil ne tient pas dans la main, la fourchette ne vise pas la bouche etc.
  • Le langage fonctionne très bien, l’intelligence n’est pas remise en cause ; la personne sait parfaitement ce qu’elle doit réaliser, elle l’a compris, mais n’arrive pas à le mettre en pratique
  • Elle peut être confondue avec une paralysie après un accident
  • Elle est très mal connue, donc ce n’est pas le premier diagnostic auquel on pensera

Ce handicap est incurable, les difficultés peuvent simplement être nettement surmontées grâce à la consultation de spécialistes (orthophonistes, ergothérapeutes…) et à leurs exercices d’entraînement.

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