dyspraxie idéomotrice

La dyspraxie idéomotrice est une incapacité à reproduire des gestes symboliques sans avoir d’objet(s) dans les mains, une difficulté à « faire semblant » : mimer une action, faire semblant de faire de la flûte (ou autre), à imiter les gestes d’un autre… En l’absence d’objet pour aider à la construction du geste, la réalisation de ce geste est totalement perturbée. C’est un trouble moteur.

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A quoi est due la dyspraxie idéomotrice ?

Il s’agit d’un trouble du développement, n’ayant encore une fois pas de cause neurologique (la santé physique n’est pas en jeu, ni l’intelligence de la personne). C’est une difficulté à planifier une action, de la volonté de faire jusqu’à l’activation des muscles nécessaires. Ce qui est pour 95% des gens une évidence, un automatisme (qui se souvient comment il a appris à faire le geste de « chut » ?) devient une épreuve de concentration exceptionnelle pour les personnes atteintes de dyspraxie idéomotrice, et source d’une grande fatigue.

L’étude des facteurs, des causes réelles de la dyspraxie en général, est toujours en cours de détermination à ce jour.
On peut plutôt évoquer une population plus à même de souffrir de dyspraxie. Elle touche plutôt :

  • les garçons que les filles
  • les enfants dont le père est dyspraxique, et la mère dans une moindre mesure
  • les enfants ayant subi une naissance compliquée
  • les enfants ayant subi un retard de développement in utero

Comment reconnaître la dyspraxie idéomotrice ?

La dyspraxie idéomotrice est assez facile à reconnaître, puisque dès l’apprentissage des comptines à gestes, votre enfant sera bien en peine de faire « Tourne, tourne, petit moulin » par exemple.

On retrouve aussi, comme dans les autres dyspraxies :

  • Une difficulté à se repérer dans l’espace : les gestes sont trop courts ou trop longs, l’enfant « vise mal »
  • Une maladresse chronique : les gestes ne sont pas fluides, ils sont hachés et mal organisés

Une association avec une ou plusieurs autres dyspraxie (idéatoire, visuo-spatiale…) est tout à fait possible, et même fréquente.

Mais comme cette dyspraxie idéomotrice est très peu connue, elle est donc très peu diagnostiquée. Il est à noter que même si c’est un handicap et une incapacité anormale, elle reste la moins pénalisante des dyspraxies dans la vie quotidienne. Il reste toujours intéressant de consulter et de s’aider d’un spécialiste afin de surmonter les difficultés.

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