aide pour dyspraxique numéro 1 scolaritéUn élève dyspraxique doit être au centre d’une stratégie d’accompagnement très solide tout au long de sa scolarité, y compris  au lycée. Il est important que l’adolescent fasse l’objet d’un suivi rigoureux et qu’il puisse recevoir toute l’aide nécessaire dans une période aussi déterminante et charnière de sa vie d’élève. En effet, c’est au cours de ces fameuses années lycée que certaines décisions doivent être prises comme l’orientation dans l’enseignement supérieur et le choix d’un métier.

En savoir plus à propos de la dyspraxie et de la scolarité

La question primordiale de l’orientation au lycée

Toutes les filières au lycée ne sont pas envisageables pour l’adolescent dyspraxique. Il est d’une absolue nécessité de parler assez tôt avec l’adolescent de ses désirs, des différents choix qui se présentent à lui et des réalités de chaque filière, sans tabou ni frustration. Parents et adolescents peuvent et doivent alors se tourner vers :

  • des conseillers d’orientation présents au sein des établissements ou sur des forums étudiants
  • des psychologues scolaires
  • le corps professoral et l’enseignant principal
  • le conseiller principal d’éducation du collège mais aussi du lycée
  • l’orthophoniste ou psychomotricien ou ergothérapeute qui suit l’adolescent

À cause de ses problèmes de manipulation, de reconnaissance spatiale, de réactivité, certaines filières seront donc à éviter pour en privilégier d’autres qui correspondront mieux à votre enfant comme la communication orale ou le commerce. Filière professionnelle, technique ou générale, se renseigner sur les matières enseignées et les débouchés assez tôt est indispensable pour les parents tout comme pour l’adolescent.

Accueil de dyspraxiques au coeur du lycée

L’usage de bons outils et de bonnes méthodes peuvent faire une sacrée différence. Utiliser un ordinateur, une tablette tactile, un crayon scanner , des logiciels tel que Dragon ou encore des livres audio sera un vrai plus pour l’adolescent. Enregistrer les cours est aussi une bonne méthode. Enfin, garder un échange régulier et approfondi entre l’orthophoniste, les parents et les professeurs sera une des clés pour la réussite du lycéen dyspraxique. Évidemment un accompagnement sérieux et une attention particulière de l’équipe enseignante est primordiale pour que l’élève puisse réussir sa scolarité.

Les parents doivent être en relation étroite avec l’équipe enseignante, le personnel du lycée, ainsi que le médecin scolaire qui pourra les informer dans un premier temps sur l’accueil et les aides mises à disposition des élèves en situation de dyspraxie.

Alternatives aux lycées dits « normaux »

Lycées alternatifs privés, auto-gérés, « libres », donnant un enseignement original et différent, ces lycées en question se veulent un réponse et une solution aux adolescents qui ne se sentent plus à leur place dans le lycée public classique. Le principal est de se renseigner sur leur reconnaissance vis à vis de l’État et si ces établissements en question présentent leurs élèves au baccalauréat dans les meilleures conditions.

Penser à l’après

Envisager des études supérieures est possible si la prise de renseignements se réalise assez tôt et si un bon dialogue est opéré entre le lycée et l’université ou l’école supérieure visée. Discuter très tôt de l’après, anticiper, ne pas hésiter à appeler les universités ou les écoles, rencontrer les chefs de départements, les directeurs pédagogiques ou autres, qui pourront vous renseigner sur l’accueil des élèves souffrant de dyspraxie est important.
Il faut prendre connaissance du dispositif mis en place pour le futur étudiant ainsi que des aides auxquelles il pourrait avoir droit comme le PPES (Plan Personnalisé d’Études Supérieures) ou le PAEH (Plan d’Accompagnement de l’Étudiant Handicapé).

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