Echec scolaire et difficultés scolaires : origines, définition et solutions

Qu’est ce que l’échec scolaire et pourquoi votre enfant rencontre t-il des difficultés à l’école ? Quelles sont les origines et les solutions ? L’échec scolaire se mesure surtout par les notes obtenues, si elles sont très en dessous de la moyenne de la classe, on considère que l’enfant est en échec scolaire. Les origines peuvent être multiples :

  • votre enfant a un trouble des apprentissages non dépisté (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, TDAH, précocité) qui l’handicape et le fait décrocher en classe,
  • votre enfant est dyslexique, TDAH, dyspraxique… et il décompense à l’entrée dans une classe de transition (CP, 6ème, seconde) c’est à dire que les stratégies de compensation mises en place ne fonctionnent plus,
  • l’école l’ennuie, il ne trouve aucun intérêt à ce qu’on lui enseigne et se démotive, n’apprend plus,
  • les enseignants ne sont pas bienveillants ou il est harcelé par des élèves, votre enfant a peur et n’arrive plus à réfléchir ni à apprendre
  • il travaille mais son travail ne porte pas ses fruits, il ne sait pas apprendre à apprendre.

Face à toutes les difficultés rencontrées par vous-même et votre enfant, des solutions existent pour éviter l’échec scolaire mais la première étape est de bien diagnostiquer l’origine et les causes de l’échec scolaire. Echec scolaire et difficultés scolaires : origines, définition et solutions

Echec scolaire: origine, causes. Comment aider votre enfant face à ses difficultés.

Comme  nous l’avons vu, les origines de l’échec scolaire peuvent être très multiples et les difficultés peuvent se conjuguer entre elles. Echec scolaire et difficultés scolaires : origines, définition et solutions. En cas de difficultés scolaires, la première chose à faire, est de vérifier les capacités cognitives de votre enfant et non de l’envoyer chez le psychologue. En effet, à moins d’être dans un environnement maltraitant, les origines de l’échec scolaire sont très rarement psychologiques. Nous ne vous conseillons pas de consulter un psychologue en première intention. Malheureusement, lorsqu’un enfant est en difficulté en classe, les enseignants orientent souvent les parents vers un CMPP (Centre Médico Psychologique) de quartier, orientation souvent néfaste pour l’enfant et ses parents. En effet, 90% des CMPP sont d’obédience psychanalytique, et les consultations se résument souvent à une culpabilisation de la mère accusée d’en faire trop ou pas assez pour son enfant. Aussi, nous insistons, en cas d’échec scolaire, la première chose à faire est un bilan neurospychologique auprès d’un(e) neuropsychologue spécialisé(e) dans les troubles des apprentissages.

Fort des résultats de ce bilan neuropsychologique, vous pourrez alors analyser clairement la situation et mettre en place les solutions qui conviennent. Dans tous les cas, il faudra toujours associer l’équipe éducative de l’établissement scolaire de votre enfant. Si l’établissement scolaire de votre enfant refuse de coopérer alors il faudra envisager soit un changement d’établissement soit une déscolarisation.

En cas de troubles des apprentissages nouvellement diagnostiqués, il faudra commencer les rééducations nécessaires (orthophonie, psychomotricité, remédiation cognitive, ..), ainsi que mettre en lace un Plan Accompagnement Personnalisé (PAP) avec l’établissement scolaire de votre enfant afin que des aménagements soient mis en place.

En cas de décompensation d’un trouble des apprentissages suite à un changement important (passage en CP, 6eme ou 2d), il est important dès la rentrée de mettre en place un soutien scolaire personnalisé et adapté à votre enfant et ce sans attendre.

Echec scolaire au collège, difficultés scolaires pour collégiens

Si malgré un travail important, votre enfant  ne réussit pas en classe, c’est qu’il n’a pas  compris ce qu’est le métier d’élève et ce que les enseignants attendent de lui . Il doit alors se poser la question : « qu’est-ce-que mes professeurs attendent de moi? » « Pourquoi est-ce-que j’étudie ? « . Les neurosciences nous enseignent que la métacognition est fondamentale dans l’apprentissage : que fait mon cerveau quand il apprend et comment je vais pouvoir réutiliser ce que je suis en train d’apprendre pour mes évaluations ultérieures ?

Savoir se fixer un but, planifier les étapes pour y arriver, prendre conscience de ses propres pensées et émotions, tout cela s’entraîne par des méthodes aujourd’hui validées. Pour s’entraîner à apprendre à apprendre et éviter l’échec scolaire, il faut développer les fonctions exécutives de votre enfant. Les fonctions exécutives dans le cerveau désignent un ensemble de processus permettant d’éviter que notre comportement ne soit une simple succession de réactions réflexions à notre environnement. Il existe différents manières de développer les fonctions exécutives de votre enfant : les arts martiaux, le sport, la course à pied, le théâtre, le jardinage, le tricot, la méditation… et même les jeux vidéos. L’idée derrière tout cela est celle de la contagion. Par exemple,  le théâtre apprend à mémoriser , à planifier ses actions, à s’adapter à l’environnement. Mais un entrainement des fonctions exécutives n’est efficace que si la personne qui enseigne et entraîne  l’enfant l’a bien compris et intégré et surtout communique son enthousiasme : la récitation scrupuleuse et sans âme d’un manuel ne produit pas des résultats très probants. Le formateur de votre enfant doit donc être un formateur motivé sachant remettre en cause ses pratiques pédagogiques. Il faut également accepter que l’enseignement prenne du temps au quotidien, plus vous mettrez la pression à votre enfant, plus il aura des difficultés à mémoriser et comprendre. Pour transférer une capacité cognitive depuis un exercice spécifique vers le champ scolaire, il faut élaborer un vocabulaire dédié. L’important pour votre enfant est de comprendre quelle stratégie il utilise, votre enfant doit se « faire un cinéma intérieur » de ce qu’il apprend, il doit avoir des images mentales, se projeter dans l’avenir de ses connaissances et de leurs utilisations : qu’est-ce-que je suis en train d’apprendre m’évoque ?

L’échec scolaire à l’école primaire

L‘échec scolaire d’ élèves de primaire est souvent dû à un trouble de l’apprentissage: dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dyscalculie, TDAH ou précocité. Pour le savoir, il faut consulter un neuropsychologue . Il vous aidera à y voir plus clair et vous conseillera des aménagements à mettre en place en classe.

L’échec scolaire au collège

Les causes de l’échec scolaire au collège sont multiples : crise d’adolescence, âge où l’élève est très affecté par les remarques d’enseignants non bienveillants, refus de l’autorité, trouble oppositionnel. Une aide adaptée et bienveillante à domicile est souvent la solution qui va lui permettre de reprendre  pied et renouer avec la réussite scolaire. Nos professeurs de soutien scolaire sont formés à la pédagogie différenciée.

L’échec scolaire au lycée

Le passage du collège au lycée est difficile pour 80% des élèves. Au collège, les élèves sont très assistés et la progression est lente. Au lycée, ils doivent savoir planifier leur travail et avoir d’emblée un projet pour s’impliquer pleinement : les gestes d’attention, de mémorisation et de planification doivent être parfaitement maîtrisés. Vous pouvez faire appel à nos psychopédagogues pour les aider. Echec scolaire et difficultés scolaires : origines, définition et solutions

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