Il est possible de guérir votre enfant d’une phobie scolaire et de la soigner. Le chemin est souvent long et sinueux, mais en conjuguant plusieurs moyens : bienveillance, psychothérapie, méditation, sophrologie et traitement médicamenteux, votre enfant va se soigner et retrouver le chemin de l’école. Il est important que les parents prennent aussi soin d’eux-mêmes (sorties seuls sans l’enfant, accompagnement psychologique permettant de se ressourcer…), car soigner et soutenir son enfant dans cette épreuve est souvent très éprouvant. Vous trouverez plus d’informations sur notre page Qu’est que la phobie scolaire ?

Comment guérir et comment soigner une phobie scolaire ? Les solutions

Comment guérir d'une phobie scolaire ? Comment la soigner ?

Des limites fermes sont importantes. Permettre aux enfants anxieux de rester à la maison ne les aide pas à être moins anxieux, car éviter la source de l’anxiété ne fait qu’accroître les comportements d’évitement. Ainsi, les parents ont souvent besoin de soutien et d’encouragement pour insister auprès de  leur enfant anxieux pour qu’il fréquente l’école. Bien que des mesures d’adaptation puissent être prises pour aider un enfant à gérer son anxiété à l’école, ne pas aller à l’école n’est pas une bonne option. Les enfants qui manquent l’école deviennent de plus en plus réticents à y aller car l’évitement diminue leur anxiété et l’idée de retourner à l’école semble plus intimidante. Pour cela, il ne faut pas hésiter à mettre en place une scolarisation partielle avec l’aide d’un professeur particulier à domicile, ce qui permettra à l’enfant de guérir peu à peu de sa phobie scolaire.

Les parents ont souvent du mal à répondre efficacement à l’anxiété de leur enfant et à l’empêcher de guérir rapidement de sa  phobie scolaire. Certains parents peuvent fournir une quantité excessive de réassurance (plutôt que de pousser un enfant à apprendre à se rassurer lui-même). D’autres peuvent devenir impatients et frustrés (il n’a pas été démontré que le fait de hurler contre une personne anxieuse diminue son anxiété). Enfin, les parents qui ont eux-mêmes des problèmes d’anxiété peuvent être particulièrement déconcertés par l’anxiété de leur enfant. Les parents ont souvent besoin d’indications sur la manière de réagir fermement mais calmement à leur enfant anxieux. En outre, lorsque les parents ne sont pas d’accord sur la manière de réagir, une intervention extérieure est nécessaire pour les aider à trouver les moyens d’avoir une position commune.

Phobie scolaire : liste des associations

Il existe plusieurs associations et groupes de discussions facebook autour de la phobie scolaire. Concernant les associations, la principale organisation sur le sujet de la phobie scolaire est www.phobiescolaire.org. Nous ne partageons pas forcément le point de vue de cette organisation sur, par exemple, les façons de traiter la phobie scolaire mais cette organisation a le mérite d’exister et de faire connaitre cette problématique

Consulter la liste des associations pouvant vous apporter de l’aide à propos de la phobie scolaire de votre enfant.

Phobie scolaire : liste des associations

Liste des établissements pour enfant en phobie scolaire

Il existe plusieurs formules et établissements pour les enfants en phobie scolaire qui leur permettent de rester scolarisés. Vous  permettez ainsi à votre enfant d’éviter que s’installe en plus une phobie sociale. La phobie sociale accompagne souvent la phobie scolaire si on n’y prend garde. . Consultez la liste des établissements accueillants des enfants en phobie scolaire.

Phobie scolaire chez l’enfant à l’école primaire

Chez les jeunes enfants (ceux qui ne sont pas encore au collège), la participation des parents à la thérapie est essentielle. Tout d’abord, les jeunes enfants ont besoin de soutien et de réconfort pour surmonter leurs peurs. Ensuite, ils ont souvent besoin de limites fermes pour les aider à contenir leur anxiété et leurs peurs. Enfin, les parents, de manière tout à fait compréhensible, réagissent souvent face à leur enfant anxieux de manière à exacerber ou à renforcer par inadvertance un comportement anxieux.

Phobie scolaire chez le collégien

Nous pouvons donner l’exemple  d’un garçon de 11 ans qui était très inquiet à l’idée d’aller au collège, en particulier de prendre le bus scolaire. Ce garçon a souvent prétendu ne pas se sentir bien et ne pas vouloir aller au collège les matins de journée d’école. Généralement, sa mère l’accompagnait à l’arrêt de bus, attendait avec lui, mais s’il hésitait à monter dans le bus, la mère finissait souvent par lui crier dessus. Il n’est donc pas surprenant que cela ait pour seul effet de bouleverser le collégien (par exemple, crises de colère et fuite).. Le thérapeute a pu aider cet enfant et sa famille en établissant un plan. L’objectif principal du parent était de rester calme afin d’aider l’enfant à rester calme. Le renforcement positif (reprise à l’école) a été utilisé pour motiver l’enfant à prendre le bus. Idéalement, le thérapeute aurait travaillé avec l’enfant pour trouver des stratégies lui permettant de se rassurer et de se calmer. Cependant, ce garçon était réfractaire à la thérapie, refusant de participer. Ainsi, le travail avec les parents a été la clé pour aider cet enfant à réduire considérablement son anxiété à l’école et son refus de l’école.

Phobie scolaire chez le lycéen

Travailler avec des enfants plus âgés (préadolescents) et des adolescents est plus facile à certains égards (les adolescents peuvent utiliser plus efficacement les stratégies de TCC) et plus difficile dans d’autres (les modèles d’évitement scolaire, d’anxiété et de refus peuvent durer longtemps). Une évaluation approfondie de ce qui contribue à l’anxiété scolaire est essentielle pour ces groupes d’âge. Dans notre pratique, nous avons eu des cas où:

  • des problèmes d’apprentissage non diagnostiqués peuvent expliquer en grande partie l’angoisse et la résistance à aller à l’école d’un adolescent stressé de ne pas être capable de gérer ses études. Il peut s’agir par exemple d’un trouble de l’attention-TDAH non diagnostiqué qui empêche l’adolescent de se concentrer en classe,
  • le harcèlement et les menaces de la part de camarades.Une adolescente peut littéralement ne pas se sentir en sécurité au lycée et perdre pied,
  • un épisode dépressif (rupture amoureuse, divorce des parents…). Par exemple, un épisode dépressif majeur a amené un garçon à se sentir incapable de faire face aux demandes des professeurs (se concentrer sur son travail, répondre à des questions en classe) et ainsi à éviter de fréquenter son lycée.

Ainsi, une évaluation minutieuse de la source ou des sources d’anxiété et de refus de l’école est essentielle. En travaillant avec des adolescents, nous avons constaté qu’une combinaison de thérapies individuelles et familiales est généralement la plus efficace. Lors de séances individuelles, le thérapeute peut travailler avec l’adolescent: éduquer l’adolescent sur l’anxiété, identifier des stratégies d’adaptation plus efficaces pour gérer et atténuer l’anxiété et motiver l’adolescent à surmonter son anxiété et à aller à l’école. Dans les séances familiales, l’accent est souvent mis sur l’aide apportée aux parents pour qu’ils apportent un soutien et une structure plus cohérents et efficaces. Dans un cas, impliquant une fille très déprimée qui était très anxieuse d’être à l’école, ses parents ont pu faire en sorte qu’elle puisse rendre visite à l’infirmière scolaire de l’école si nécessaire et qu’elle ne soit pas interrogée en classe par les enseignants. Ces interventions ont contribué à réduire la résistance de l’adolescente à aller à l’école, à réduire son anxiété en classe afin de lui permettre de mieux se concentrer sur ses études et de mieux se sentir soutenue par ses parents.

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