Le neurofeedback est une technique associée à l’imagerie qui permet de voir en temps réel l’activité neuronale de différentes régions cérébrales.

Quel est le lien entre le corps – la matière, dont le cerveau – et l’esprit ? Voilà un sujet qui fascine les êtres humains depuis les origines de la philosophie en Occident et probablement plut tôt encore en Orient avec les spiritualités indiennes. D’un côté, il y a le cerveau en tant qu’objet physique et organe vivant du corps. De l’autre, il y a l’esprit, c’est-à-dire mon expérience vécue, mes pensées, mes émotions. Cerveau et esprit sont-ils distincts ? Descartes pensait qu’il s’agissait de deux « substances » étrangères l’une à l’autre. Mais nous savons aujourd’hui que le « neuro » et le « psy » sont connectés, voire inséparables. Nous allons même voir que nous sommes capables de modifier notre cerveau par la pensée…
Toutefois, un fossé existe bien entre ces deux notions. La raison en est simple : nous ne sentons pas notre cerveau fonctionner. Nous ne ressentons pas ses activités internes, contrairement à celles de nos autres organes comme le coeur. Si on vous demande dans quel état est votre cortex frontal, vous êtes bien incapable de le dire ! Ce n’est que grâce à la science et à ses instruments de mesure que nous savons que le cerveau est le siège de la pensée et quelles activités il produit. Cet article de Cerveau et Psycho de novembre 2016 explique le fonctionnement du neurofeedback et son intérêt dans différents cadres, dont celui du troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il met également en garde contre Neuroptimal qui est un faux dispositif de neurofeedback, il faut donc bien vérifier que le neurofeedback soit réalisé par des praticiens reconnus.

Le neurofeedback pour traiter le déficit de l’attention ?

Quarante ans après ces travaux pionniers, lesapplications du neurofeedback sont nombreuses.
Deux technologies sont utilisées : le neurofeedback par EEG, le plus répandu et le
plus ancien, et le neurofeedback par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
(IRMf), bien plus récent. Il est relativement simple d’apprendre à maîtriser ses ondes électriques enregistrées
par EEG, mais cette technique a une faible résolution spatiale, si bien qu’elle ne permet
de contrôler que de « larges » régions du cerveau. Or depuis 10 ans, l’IRMf, qui a une bien meilleure résolution spatiale que l’EEG mais qui avait à l’origine une faible résolution temporelle, est désormais capable de produire des images de l’activité cérébrale presque en temps réel. Dans ce cas, l’appareil enregistre, au millimètre près, les variations de débit sanguin cérébral qui reflètent l’activité des neurones. L’augmentation de la puissance des ordinateurs et de l’intensité des champs magnétiques en IRM a permis aux scientifiques de mettre en place, dans des intervalles de temps de l’ordre de quelques secondes, un neurofeedback ciblant l’activité de petites régions du cerveau.
Quelle que soit la technologie utilisée, le sujet s’entraîne à contrôler ses activités cérébrales, en les augmentant ou en les diminuant

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